Géographie
Située au milieu des Caraïbes, entre Cuba et Porto Rico, l'île d'Hispaniola, est aujourd'hui divisée entre la République d'Haïti (un tiers de la superficie), à l'ouest, et la République dominicaine (deux tiers), à l'est.
Long d'environ 500 km et large de 300 km, le pays comporte 1 500 km de côtes, dont 600 km de plages (parmi les plus belles des Caraïbes). La surface du pays se répartit entre des plages bordées de cocotiers, des plaines agricoles et des montagnes au centre, où se trouve le point culminant des Caraïbes : le pico Duarte (3 087 m).
Le pays peut aussi se vanter de posséder le point le plus bas des Caraïbes : le lac salé Enriquillo, qui se situe à 45 m sous le niveau de la mer. Les fleuves principaux sont le Yaque del Norte, qui se jette à côté de Montecristi, et le Yuna, qui se jette à Sánchez dans la baie de Samaná.
Climat
Située entre l'équateur et le tropique du Cancer, l'île bénéficie d'un climat tropical tempéré par les alizés. Il fait assez chaud en été et frais la nuit en hiver, surtout dans les montagnes. La température moyenne est de 30 °C le jour et 20 °C la nuit, la température de l'eau oscillant entre 26 et 28 °C.
On compte une saison des pluies en mai-juin et une autre en octobre-novembre. Des régions de plaines comme celles de Punta Cana ou Montecristi sont beaucoup plus sèches que la péninsule de Samaná, au nord du pays. Le mois le plus sec est mars.
Les ouragans formés au large des côtes africaines se promènent dangereusement le long des îles. Mais aussi violents soient-ils, ils ne sont dangereux que pour ceux qui habitent au bord des côtes et des cours d'eau. La violence des vents n'a jamais été la cause des catastrophes qu'a connues la République dominicaine : ce sont toujours les inondations, les crues et les coulées de boue qui ont causé des dégâts. De plus, il faut savoir que les ouragans sont programmés et suivis par les services météo américains avec une précision remarquable.
La saison propice au voyage va de décembre à fin avril et la plupart des ouragans surviennent entre septembre et novembre. Mais les touristes, abrités dans des habitations en dur, ne courent aucun risque sinon celui d'être bloqués quelques jours.
Vêtements conseillés
À Saint-Domingue, point n'est besoin d'emporter une garde-robe importante. On se contentera de vêtements d'été : shorts, chemisettes, T-shirts... et on n'oubliera pas son maillot de bain !
Un chapeau et des lunettes de soleil sont indispensables, de même que des chaussures montantes en toile pour visiter les parcs, ou en cuir pour randonner dans le centre montagneux. Un imperméable léger n'est pas inutile durant la saison des pluies. Enfin, ne pas oublier une petite laine si l'on doit se rendre dans les régions de montagne... ou dans les restaurants (ou bus) climatisés !
Faune
Parmi les mammifères, le plus impressionnant est sans conteste la baleine à bosse.
Vivent également dans les eaux dominicaines les manaties ou lamantins. Ces gentils mammifères ont longtemps été pris pour des sirènes, sans doute à cause de leur chant et... de leur torse bombé. Aujourd’hui, ils sont classés comme espèce en voie de disparition.
Les tortues de mer ou d'eau douce sont également très protégées. Le sole nodonte, petit mammifère genre marsupilami, est une des espèces endémiques de l'île. De même, de nombreux iguanes et le plus petit boa constrictor du monde (1,50 m) vivent là. Dans le sud-ouest du pays, la réserve de crocodiles du lac Enriquillo mérite d'être visitée (on y voit aussi le très rare iguane « rhinocéros »).
D’autre part, des milliers de pélicans, frégates, faucons ou milans, des échassiers blancs comme la neige, les garzas et des milliers de flamants séjournent tranquillement dans les différents parcs nationaux. On évalue à 112 le nombre d'espèces d'oiseaux sédentaires et migrateurs vivant dans l'île.
Flore
On trouve à Saint-Domingue une variété immense de fruits ou de légumes typiquement tropicaux comme l'ananas, la mangue, l'avocat, le coco, la banane fruit ou plantain. N'oublions pas non plus le tabac et le yucca (tapioca). On trouve aussi arbre à pain, cacao, caféier, tayota, guayaba, lechosa, zapote et le délicieux fruit de la passion. Bien sûr, on ne peut parler de la flore dominicaine sans mentionner la canne à sucre.
Côté fleurs : le bougainvillier, l'hibiscus, l'orchidée, etc. Également de nombreuses espèces d'arbres comme le mangle (palétuvier), le caoba (acajou), le magnifique flamboyant et bien sûr les palmiers royaux et les cocotiers. Sans oublier le ceiba (fromager).
Parcs nationaux
De nombreux parcs nationaux ont été créés afin de préserver la faune et la flore de la République dominicaine, parmi lesquels : Jaragua (1 374 km²), Los Haïtises (1 200 km²), la sierra de Baoruco (800 km²), Armando Bermudez (766 km²), Jose del Carmen Ramirez (764 km²), Montecristi (530 km²) et le parque del Este (420 km²).
Les réserves scientifiques, ainsi que le sanctuaire des baleines au banco de la Plata et dans la baie de Samaná, représentent une superficie totale de plus de 10 000 km² (20 % de la surface du pays), contrôlée par un organisme militaire, la Direction des parcs nationaux.
Des excursions variées sont organisées pour visiter certaines de ces merveilles : Enriquillo, Los Haïtises, Montecristi, le pico Duarte, le parque del Este, l'île de Saona, l'observation des baleines, etc. Nous vous en parlons dans les chapitres concernés.